Entretien avec Michel Ndjock: Découverte du projet SAFIRA(explore, discover, learn) .

ZEMAWorld Blog est allé à la rencontre d’un spécimen rare, un jeune garçon assez particulier avec une façon de penser bien à lui, qui a accepté de nous parler de son projet qui lui aussi est assez spéciale dans son genre. Je n’en dirai pas plus, découvrons cet article sous format d’interview avec Michel Ndjock puisque il s’agit de lui et mon petit doigt me dit que vous allez l’adorer   

Let’s go !

 

« 

-ZEMA : Premièrement, parlez-nous brièvement de vous, dites à  nos lecteurs qui vous êtes .

 

-Michel : OK, commençons par le début ; je m’appelle Ndjock Michel ou Michel Ndjock si vous préférez.

Michel Ndjock

Je suis né un 8 Mars, il y a à peu près 24 ans. Oui, un 8 Mars… Je crois que ma mère m’en veut toujours un peu… (Rires)
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, en parallèle à mes études en mécatronique à la Faculté de Génie Industriel de l’Université de Douala, je suis à la tête de NASHMA, une jeune startup
digitale. J’ai le plaisir d’y travailler avec des filles et gars vraiment formidables, en particulier sur notre projet principal « SAFIRA ».

 Présentez-nous votre startup/Projet
(Nom, secteur d’activité, clients/cibles).

Logo SAFIRA

– SAFIRA est un outil combinant dynamiquement réalité virtuelle et
multimédia, afin de servir de support d’éducation, de marketing, ou encore d’outil de
géolocalisation. Ça, c’est notre définition spécial geek, mais pour faire simple,
SAFIRA vous permet de pouvoir virtuellement visiter un lieu pouvant être n’importe
où dans le Monde entier, depuis votre téléphone, tablette ou ordinateur, avec ou sans
une connexion internet. Vous pourriez ainsi par exemple découvrir à l’avance le
campus de votre nouvelle université, une chambre d’hôtel que vous voudriez réserver,
ou une maison que vous voudriez acheter, mais aussi vous promener virtuellement
dans les plus grands sites du patrimoine culturel et naturel de votre pays ou de
l’étranger. C’est sur ce dernier point que l’aspect éducation de SAFIRA se présente
vraiment : en plus de permettre au grand public d’apprendre sur ces lieux, SAFIRA
est pensé et conçu pour pouvoir servir de support d’éducation dans un cadre
purement académique. Ceci peut aussi être dit du domaine de la géolocalisation. Par
exemple, les endroits tels qu’un campus universitaire, une école, un complexe
industriel, un bâtiment administratif ou un hôpital sont souvent très grands et très
complexes. Il est souvent très compliqué de s’y repérer et trouver les emplacements
des salles, surtout lorsqu’on y est nouveau : les plaques et panneaux indicatifs qui
sont sensés vous aider datent souvent de plusieurs années, et demander son chemin
des passants est souvent un jeu de hasard. SAFIRA permet de remédier à ce
problème-là, en offrant des fonctionnalités de recherche d’itinéraires et lieux. Il faut
maintenant préciser que tout ce dont je viens de parler, c’est pour l’utilisateur final,
Monsieur et Madame Tout Le Monde : nos clients sont en fait les business,
organisations et activités reposants totalement ou partiellement sur la valorisation de
sites ou de locaux. Quelques exemples en vrac : les hôtels, universités, écoles,
entreprises et activités du divertissement et du spectacle, agences immobilières,
ministères des Arts, Cultures et Tourisme (via les monuments, musées, sites culturels
et naturels nationaux), les grands hôpitaux, les bâtiments administratifs, les grands
complexes industriels, les sièges sociaux d’entreprises, et même les particuliers, en
fait… Nous concevons pour eux un SAFIRA spécifique à leur activité, et ils peuvent
s’en servir comme outil publicitaire, éducatif, informatif, ou de géolocalisation pour
les potentiels visiteurs/clients de leur activité.

 

– Comment vous est venu(e) l’envie/ l’idée d’entreprendre ?
Quelles ont été vos motivations dans votre domaine précis ?

 

– J’ai atterri dans l’entrepreneuriat exactement comme Banner a atterri sur le Bifrost dans le dernier film « Thor » ; c’était totalement imprévu au départ, je me suis lancé de façon héroïque (du moins dans ma tête ça l’était), et je me suis fracassé le visage de façon
totalement pitoyable en atterrissant…

Marvel studios.                                                          Aïe !

 

 

 

 

Pour décrire tout cela de façon plus sérieuse, je dirai que ce sont en fait des émotions (positives ou négatives) plutôt que des choix conscients et planifiés qui m’ont poussé à monter une startup. Ma première vraie immersion dans entrepreneuriat s’est faite il y a quelques années, lors de mon adhésion à l’association estudiantine « INFINITY SPACE » de ma faculté. C’est là que j’ai découvert tout ce monde que je ne connaissais pas. Je suis depuis mon enfance un grand amoureux de science et technologie, en particulier de tout ce qui est création numérique aussi bien technique qu’artistique, donc, pour moi, la question du choix du secteur d’activité ne se posait pas (même comme, paradoxalement, j’étudiais la mécatronique). Et c’est véritablement sur cette double base d’art numérique et d’informatique que la vision de ma startup NASHMA s’est bâtie, tout comme aujourd’hui celle de notre création SAFIRA.

– Quels sont (ou ont été) les freins rencontrés durant cette aventure entrepreneuriale ?

 

– L’un des plus grands freins a surement été mon manque de connaissance réel du monde de l’entrepreneuriat. Je suis très casanier et introverti comme gars : je sors très peu de chez moi, que ce soit pour aller à une fête avec des amis ou pour aller à un séminaire sur l’entrepreneuriat. Tout ceci a fait que ça m’a pris beaucoup de temps pour faire la transition du statut de « geek » à celui de vrai entrepreneur du digital, et honnêtement j’y travaille même encore. J’ai heureusement aujourd’hui la chance d’avoir des coéquipiers qui me sont très complémentaires. Donc, en résumé, Banner n’est plus pitoyablement allongé sur le Bifrost, mais il ne s’est pas encore transformé en une immense brute verte non plus.  

Et puis, rétrospectivement, je me rends compte qu’il y avait beaucoup de bien à mon « isolationnisme ». Aujourd’hui que j’ai plus d’expérience dans l’entreprenariat camerounais, je sais qu’il n’est pas que plein de choses positives, tout au contraire. Il y est très facile pour un entrepreneur novice de se faire totalement dissoudre, donc quelque part, ma solitude m’a protégé.

Tout ceci dit, un bon nombre de difficultés que nous avons et avons eues sont purement techniques. Par exemple, on dit souvent qu’entreprendre dans le numérique, c’est simple, puisque tout ce qu’il faut c’est un ordinateur pour taper des lignes de codes… La réalité c’est que ça dépend du domaine. Si vous faites par exemple dans la 3D de haut niveau comme nous pour SAFIRA, il va vous falloir une machine plus puissante qu’un simple PBHE… Hum, pardon, je veux dire un ordinateur pas trop performant… Quoi qu’il en soit, nous nous sommes adaptés pour dépasser ces difficultés-là, et aujourd’hui nous sommes en pleine finalisation des travaux sur notre prototype de SAFIRA, ainsi que sur notre plateforme de visite virtuelle en ligne. Cette dernière sera la première du genre sur le Continent… à moins, bien sûr, qu’on ne se fasse devancer à la dernière minute, haha ! Il y a des précédents, hein, donc on croise les doigts et on bosse dur.  

 

Qui sont vos modèles, en entrepreneuriat, dans votre domaine d’activités ?

– Ha!… Franchement, je vais vous avouer un truc : quand j’ai vu la liste des questions auxquelles j’aurais à répondre pour cette interview, celle-ci m’a fait « un genre », comme on dit. Mais bon, j’ai pris la décision de répondre sincèrement à toutes les questions, donc voici, j’y vais : la vérité c’est que je fais l’effort de ne pas avoir de modèle, que ce soit dans l’entrepreneuriat ou dans tous les autres domaines de ma vie. Ce n’est vraiment pas facile, mais j’essaye. Un « modèle » c’est quelqu’un qui vous inspire, qui représente une chose vers laquelle vous faites l’effort de tendre, et pour moi c’est quelque chose de très dangereux. J’ai bien 4 ou 5 grandes-sœurs et grands-frères dont j’admire beaucoup le travail et les réalisations dans l’entrepreneuriat ; ceux qui me connaissent savent bien qui ils sont, ce n’est pas un secret. Mais moi, je me dis que, tout entrepreneur, quel que soit sa grandeur, son succès ou sa richesse, reste un être humain, et il peut se tromper comme tous les autres 7 milliards d’êtres humains. Ce n’est pas parce que Bill Gates, Dangote ou Elon Musk a dit quelque chose que c’est forcément vrai. Bien sûr, il ne s’agit pas non plus d’être un sceptique professionnel et de rester totalement fermé à tout. Il s’agit juste d’essayer de faire preuve de discernement, de ne pas oublier qu’on a aussi un cerveau, et qu’il n’y a pas de formule magique pour le succès. Chaque projet entrepreneurial a ses réalités particulières, et je pense vraiment que c’est à chacun de trouver celles du sien. C’est plus fatiguant que de systématiquement gober tout ce qui sort de la bouche d’un parleur charismatique, mais je pense vraiment que c’est mieux. Et si on se trompe, on apprendra au moins par soi-même, et, au pire, il y aura toujours le Bifrost en bas pour amortir la chute…

– Que doit-on faire si l’on souhaite vous soutenir, investir ou devenir partenaire pour votre projet ?

 

– Pour nous soutenir, et aussi suivre notre activité, vous pouvez toujours nous retrouver sur nos pages Facebook @SafiraByNashma et @Nashma.Solutions. Ce sont nos portails privilégiés pour l’échange et la communication. En ce qui concernent les possibilités de partenariat et d’investissement, tout dépend vraiment du moment où vous lisez ces lignes. Nous sommes, à la date de publication de cet article, en pleine structuration de notre startup, et les procédures et possibilités de partenariat d’affaire avec NASHMA varieront beaucoup dans les mois et années à venir. Alors le mieux est simplement de nous écrire à contact@nashma.net, ou alors m’écrire personnellement à MichelNdjock@nashma.net. Envoyez-nous un message dans lequel vous formulez vos requêtes ou questions. On vous répondra très vite.

 

     –  Si vous souhaitez évoquer d’autres sujets non questionnés
précédemment, n’hésitez pas.

 Michel : Si je devais ajouter quelque chose, ce serait une information sur notre activité du moment : mon équipe et moi sommes en finale du concours Digital Thursday avec notre projet SAFIRA. Pour ceux qui ne savent pas, le Digital Thursday (saison 2) est un concours national de projets innovants dans le domaine du numérique, parrainé par le ministère des postes et télécommunications. Si vous êtes à Douala le 26 Juillet, faites un tour à la salle Saphir d’Akwa pour nous soutenir, ça nous fera beaucoup plaisir. 

»

Avouez que la version finale d’un tel projet comme SAFIRA promet d’être intéressant, je ne sais pas vous, mais moi j’ai déjà hâte de pourvoir visiter virtuellement certains sites touristiques d’ici et d’ailleurs.

C’est pour cela que je vous invite à nouveau personnellement à soutenir Michel et son projet finaliste au concours du Digital Thursday 2.

Et si vous êtes investisseurs ou tout simplement intéressé par le projet, contactez l’équipe à l’adresse contact@nashma.net ou MichelNdjock@nashma.net 

 

You were in ZEMAWorld, with smile and love  <3 

L’intelligence artificielle (IA) mis en avant au Cameroun grâce à l’évènement « startup weekend AI Douala ».

L’intelligence artificielle (IA) mis en avant au Cameroun grâce à l’évènement « startup weekend AI Douala ».

 

 

IA : une technologie à l’image biaisée au Cameroun, qu’est-ce-que c’est au juste ?

Tout d’abord revenons sur la définition du terme IA, de manière globale, l’intelligence artificielle est l’ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence. Elle correspond donc à un ensemble de concepts et de technologies plus qu’à une discipline autonome constituée.

Les domaines d’application sont :

·         Systèmes experts :

Soit un logiciel capable de simuler le comportement d’un humain effectuant une tâche très précise. C’est un domaine où l’intelligence artificielle est incontestablement un succès, dû au caractère très précis de l’activité demandée à simuler.

  • Représentation des connaissances :

On entend par là, la représentation symbolique de la connaissance pour que le logiciel soit capable de la manipuler. C’est l’un des secteurs de recherche en intelligence artificielle qui est le plus important.

·         Simulation du raisonnement humain :

Tenter de mettre au point des logiques qui formalisent le mode de raisonnement (logiques modales, floues, temporelles, etc.).

·         Traitement du langage naturel :

C’est la compréhension qui reste le problème majeur à la traduction ou au résumé d’un texte dans une autre langue. De grands progrès ont été faits pour obtenir une représentation sous une forme indépendante de la langue dans laquelle l’original est écrit. Certains traducteurs orientés dans des domaines spécialisés donnent de meilleurs résultats grâce à leurs spécificités.

·         Résolution de problèmes :

Représentation, analyse et résolution de problèmes concrets. C’est le cas des jeux de réflexion tels que les échecs, le backgammon ou les dames. Dans le cas du backgammon le champion du monde est un programme. Ils restent quelques jeux qui résistent aux efforts des programmeurs.

·         Reconnaissance de la parole :

Beaucoup de progrès ont été effectués. Un logiciel comme « Naturaly Speaking » permet la dictée. Cependant, la compréhension d’un mot ou d’une phrase requiert une grande quantité d’informations extra langagières (contexte, connaissance du sujet, etc.).

·         Reconnaissance des visages :

Considérée de longue date comme un des problèmes de l’intelligence artificielle le plus difficile, les résultats récents deviennent intéressants avec les réseaux neuronaux.

·         Robotique :

La robotique dans les usines est déjà fortement répandue. La première génération est capable d’exécuter une série de mouvements préenregistrés, la deuxième génération est dotée de capteurs de perception permettant de prendre certaines décisions et la troisième génération possède une plus grande autonomie, elle peut se déplacer dans un environnement.

·         L’apprentissage :

Un logiciel devrait avoir des capacités d’apprentissage autonome pour pouvoir être véritablement qualifié d’intelligent. Douglas Lenat travaille actuellement à la constitution d’une gigantesque base de données censée contenir toutes les connaissances partagées par les humains d’un même groupe pour leur communication. Il souhaite adjoindre un module d’apprentissage à sa base de données lui permettant de travailler seule pour collecter des informations nouvelles et réorganiser l’architecture de ses connaissances.

Au vue de ces domaines d’applications, l’utilité de cette technologie apparait clairement pour les entreprises. Par exemple il serait très utile pour une entreprise d’avoir des logiciels qui permettraient de résoudre un problème précis, un logiciel de reconnaissance faciale pour la sécurité par exemple etc. Les objets et services intelligents peuvent s’essayer à tous les aspects de notre vie. Depuis la rencontre amoureuse jusqu’à la livraison, en passant par la finance et le sport, des start-ups peuvent anticiper désormais le moindre de nos problèmes et nous proposer des services toujours plus personnalisés à l’aide de l’IA.

 

Pour parler des limites de cette technologie, on peut dire qu’un autre mot pour « résultat » est « fin », et l’on sait qu’elle ne justifie pas les moyens. S’enrichir n’est pas un argument valable si, en chemin, vous détériorez un autre aspect de votre vie, ou celle de quelqu’un d’autre, de façon imprévisible. Il y a ensuite le risque de devenir dépendant. Que se passerait-il si tous ces services devenaient soudainement inaccessibles ? Serions-nous livrés à nous-mêmes ? C’est bien une question d’éthique que pose hélas en creux l’IA.

Mais malgré cela on ne peut pas tout à fait dire qu’il faut craindre l’IA car elle est là pour nous simplifier les taches au travail, manipulé et adapté convenablement, son implication ne pourrait nous être que bénéfique dans nos tâches.

Pour démystifier les risques supposés de l’intelligence artificielle qui pourrait un jour dominer le monde et éradiquer les humains, déjà ôtons nous de la tête les idées reçues par des films tels que « Terminator » Comme quoi les machines vont envahir la terre… Il est vrai que l’IA comme toute chose comporte un risque mais Donner la priorité à l’enseignement plutôt qu’à l’automation permettrait de réduire ces risques. Si au lieu de se focaliser sur les résultats nous aidions plutôt les gens à devenir un peu plus éclairés en encourageant la réflexion et la connaissance de soi, nous donnerions la priorité à l’enseignement plutôt qu’à l’automation. Nous donnerions aux gens les outils pour développer leurs compétences naturelles plutôt que de chercher à les remplacer.

 

 

« Startup weekend AI Douala » ou comment on voudrait donner une place à l’IA dans l’écosystème tech Camerounais.

 

On peut juger cette 1ére édition de l’événement « Startup Weekend Artificial Intelligence » organise récemment par l’équipe « Startup weekend » Cameroun Très intéressante et surtout surprenante. Le Cameroun étant un pays en voie de développement qui donne la priorité à d’autres sujets tels que l’énergie, l’industrialisation, l’agriculture etc. Nous ne nous attendions pas à réunir un tel beau monde autour d’un sujet comme l’intelligence artificielle. Au départ nous étions conscients que ça serait un grand challenge mais les réactions tant bien au moment de la campagne sur les réseaux sociaux qu’au moment de l’événement nous ont énormément et agréablement surpris. On peut dire qu’il y a du répondant dans le domaine, juste qu’il n’y a pas eu avant d’événement pour les réunir ici à Douala, d’où le concept « Startup Weekend AI ».

Le CONCEPT « Startup Weekend Events Impulsée par la Fondation KAUFFMAN (www.kauffmanfoundation.org) et propulsé par l’incubateur californien TECHSTARS ( www.techstars.com ), est une initiative née aux USA en 2007 et qui fait le tour du monde avec à ce jour au moins 500 évènements organisés dans le monde. Réunir le temps d’un weekend, plus d’une centaine de personnes d’horizons divers autour d´un panel d´idées et de projets innovants. En l’espace de 54 heures Chrono, il s’agit de partager des idées, former des équipes, créer des produits et lancer des startups. L’intelligence artificielle est juste le thème qui a été attribué à cette nouvelle édition.

Et les objectifs étaient simples :

  • Connecter Startups IA et Coaches

  • Former des jeunes sur la gestion de projets IA

  • Créer des emplois via des Startups innovantes et à fort potentiel dans le domaine à long terme.

 

La participation des startups camerounaises et les projets proposés par ces dernières eux aussi ont été assez surprenants, nous avons constaté que les jeunes « startupers » camerounais ne manquent pas d’imagination et de compétence pour cette technologie. Nous avons eu des projets aussi bien dans le domaine de la santé comme le projet « Johanna » une IA qui fait dans l’assistance médicale, dans le domaine de l’agriculture comme le projet « All green » qui propose une IA permettant de prévenir des maladies qui attaquent les cultures ou encore le projet « Lisa » de la startup « Sappgo » qui propose une IA pour aider aux courses ménagères et bien d’autres…

Nous avons primé 4 startups à l’issue de notre compétition :

*Le prix spécial du jury : « Afro green tech »

*Le troisième prix : « Lisa » de la startup « Sappgo »

*Le deuxième prix : « All green »

*Le premier prix et vainqueur de la compétition : « Viki » VIKI for business est une intelligence artificielle (IA) qui parcourt les messages publics et les activités sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter et LinkedIn à la recherche des potentiels clients qui ont besoin d’un service ou produit quelconque, selon ce que propose une entreprise. VIKI va ensuite identifier ces clients et leur envoyer des offres promotionnelles telles conçues par l’entreprise utilisatrice. VIKI est donc un atout pour augmenter le chiffre d’affaires des compagnies via les réseaux sociaux.

Il est important de signaler que « Startup weekend AI » est une compétition internationale, comme douala 10 autres villes dans le monde ont organisé une édition startup weekend intelligence artificielle. On peut citer Montréal, Paris, Istanbul, Hongkong, Lapaz, Beirut… A l’issue des éditions locales un jury a statué pour choisir trois gagnants qui auront la chance de participer à la globale édition qui s’est tenue en fin Octobre à Paris en France. Malheureusement nous étions 5e sur 11, un résultat qui ne nous a pas permis d’aller à la globale édition (les trois gagnants étaient respectivement Montréal, Istanbul et Hongkong) mais qui nous prouve que le Cameroun a belle et bien une place dans ce domaine et nous sommes déterminés à faire mieux pour les prochaines éditions.

Pour finir, cet évènement a été un énorme challenge que nous aurions été incapable de relever sans l’apport, l’appuie et le soutient de nos sponsors AppsTech ( www.appstech.com ) et ActivSpaces ( www.activspaces.com )

Ainsi que celui de Dronafrica et  Willandbrothers ( https://will-brothers.com/  )  partenaires dans cette édition, et bien d’autres que nous remercions tous.

 

 

POURQUOI LES ENTREPRISES DEVRAIENT AVOIR UN BLOG !

Initialement les blogs étaient des journaux personnels où étaient publiés des articles souvent futiles ou les gens venaient raconter leur vie etc … :=) !  Si cela reste votre vision des blogs, il va falloir se remettre à jour car les choses ont changé que ce soit en Afrique ou ailleurs… !

Vous avez sans doute remarqué durant ces dernières années l’effervescence des blogs et « Blogueurs » Eh bien ! Ce n’est pas un hasard, le blog est aujourd’hui, un « outil » marketing largement utilisé par les entreprises, qui peuvent générer de nombreux bénéfices.

A la différence d’un site Internet, qui correspond à la vitrine de votre entreprise, un blog professionnel est un espace d’expression plus informel avec comme vocation de faire de la communication indirecte sur une communauté ou ses produits/services. Il est composé d’articles régulièrement mis à jour traitant d’un domaine particulier qui est généralement celui dans lequel vous exercez. On peut y sortir et apporter une petite touche d’humour pour attirer et garder l’attention, mais vous vous devez de rester le plus professionnel possible, le but est de positionner votre entreprise/startup comme un expert/une référence de votre domaine, mais également d’apporter de la visibilité à votre entreprise/startup. Le blog n’a pas pour but de se substituer à votre site Internet, les deux sont importants et ont des vocations différentes et complémentaires.

Vous vous demandez quels sont les avantages que le blog peut vous apporter ? Voici quelques pistes pour répondre à vos interrogations :

Il améliore votre image pour vous démarquer de la concurrence

A vous de sortir votre dernière manche comme on le dit souvent, de mettre en avant votre plus-value, le blog d’entreprise vous permettra de démontrer votre expertise, de mettre en avant vos compétences et connaissances, de communiquer autour de vos valeurs, et autour des actualités de votre secteur. Vous pourrez, grâce au blog vous positionner comme un expert dans votre domaine. Ceci aura un fort impact en termes d’image. Vous aurez l’occasion d’interagir avec votre communauté en répondant aux questions posées souvent par vos clients et bien d’autres. En donnant des conseils gratuits à vos lecteurs, vous améliorez votre réputation et faite en sorte qu’une fois qu’ils décident d’acheter ils pensent à vous plutôt qu’à vos concurrents.

 

Il permet de communiquer sur vos produits et sur les actualités de votre entreprise/startup.

Pour que vos clients soient au courant de l’actualité de votre société, de vos produits ou services, rien de tel que de diffuser des informations sur un blog. Si elles sont intéressantes, elles seront certainement partagées par vos lecteurs avec leurs réseaux de contacts. Disposer d’un blog permet également à votre société de raconter son histoire. En produisant et en publiant du contenu de marque, votre entreprise sort du cadre de l’organisation purement marchande, pour devenir une source de divertissement ou d’information et ainsi offrir une expérience plus proche de votre communauté. Un chiffre révélateur : 70% des consommateurs en apprennent plus sur une entreprise grâce à des articles que par la pub, intéressant n’est-ce-pas ? 😉 Mais attention, vous ne devez pas écrire uniquement sur vos produits et services ! Un article purement promotionnel n’aura pas d’impact et agacera certainement vos lecteurs qui fuiront ! Il est important de publier des articles intéressants et utiles pour vos lecteurs et pas seulement faire de la pub pour vos produits/services. Vous devez être plus subtil.

Il fait vivre votre site internet.

Le blog vous permettra d’alimenter votre site internet afin de rester unique, intéressant et actuel. Il donne une raison à vos clients potentiels de revenir sur le site. Pour faire vivre votre site internet, nous vous conseillons d’intégrer un script RSS sur la page d’accueil du site, permettant de mettre en avant vos derniers articles de blog.

Il fidélise les clients

Le blog est un outil de fidélisation, car comme nous l’avons vu dans le point précédent, il établit une forme de relation avec ses clients, plus directe, personnalisée et dans un cadre moins institutionnel que le site internet. Il en résulte pour l’entreprise une image de marque plus proche du client, qui sera alors plus susceptible d’acheter un produit ou service de cette entreprise.Dans le cas de site vitrine, par exemple, un internaute n’aura pas d’intérêt particulier à revenir sur votre site une fois qu’il a trouvé ce qu’il cherchait. En revanche, il pourra décider de revenir plus souvent sur votre blog si la ligne éditoriale et les nouveautés annoncées lui plaisent, augmentant ainsi le trafic régulier de votre site, forcément payant à long terme.Il est donc important de fournir un contenu de qualité à un rythme régulier, pas facile d’y parvenir, mais résultat garanti une fois qu’on trouve le truc J.

Il améliore le référencement de votre site sur les moteurs de recherche, et donc votre notoriété.

La première raison pour laquelle les entreprises se mettent au blogging est sans aucun doute l’amélioration de leur visibilité web par le référencement.En effet, Google raffole des contenus riches et souvent mis à jour. C’est la définition même d’un blog ! Comparé à un site institutionnel qui peut être figé, la nature même du blog est de créer de nouvelles pages, de nouveaux contenus et donc d’ouvrir l’univers sémantique. Cet ajout permanent permet d’améliorer la densité de mots-clefs et d’utiliser l’effet longue traine. La logique est simple : avec un blog d’entreprise, les prospects sont plus susceptibles de vous trouver. En utilisant les bons mots clés et les bons articles, vous pouvez vous attendre à avoir une soudaine augmentation dans le classement des moteurs de recherche. Pour améliorer le référencement d’un site sur les moteurs de recherche, une des techniques les plus performantes est de mettre en place une stratégie de backlinks ; c’est-à-dire disposer d’un maximum de liens qui pointent vers votre site. Le blog est un très bon outil pour créer ces liens dans vos articles, et donc favoriser le référencement dans Google de votre site internet. Les entreprises qui ont un blog bénéficient de 97% de liens supplémentaires vers leur site, et de 4 fois plus de pages indexées par Google. En étant plus facile à trouver sur le Web, vous allez inévitablement augmenter le trafic de votre site, donc vos ventes, et développer votre crédibilité auprès de vos clients potentiels.

Néanmoins avoir un blog dans le seul but d’optimiser son référencement, sans avoir définie une ligne éditoriale avec la recherche de valeur ajoutée dans ses articles, risque de n’apporter aucun bénéfice, voire même une perte en termes d’image ou de ventes. Ainsi, il n’est pas rare de voir des articles bourrés de mots clés et dont le contenu n’a aucun intérêt sinon d’être plus visible sur Google. A priori lorsqu’on visite ce genre de blog, on repart aussitôt. En revanche si on publie régulièrement des articles intéressants pour les lecteurs, ils contiendront naturellement des mots clés et des backlinks seront naturellement créés vers votre blog, c’est ainsi que votre référencement sera boosté.

Vous l’aurez compris la création d’un blog d’entreprise ne manque pas d’avantages, on peut encore vous citer plusieurs autres avantages comme ceux-là ! Mais elle demande du temps et surtout de réfléchir à une véritable stratégie de contenu. Concernant la fréquence, nous vous conseillons une publication d’un à deux articles par semaine.

Et chères entreprises/startups locales, avez-vous un blog d’entreprise ? 

Si c’est pas encore le cas, contactez moi 😉